CITATIONS

"L'Avenir du Nationalisme français sera d'Action Française ou ne sera pas."

"Le désespoir en politique est une sottise absolue."

"Rassemblons des faits pour avoir des idées."

"L'expérience de l'histoire est pleine des charniers de la liberté et des cimetières de l'égalité."


Jeudi 28 septembre 2006 4 28 /09 /Sep /2006 16:37
                    Ce paragraphe tiré d'un recueil d'articles recensés par Raoul Girardet sous le titre " Pour le Tombeau d'un Capitaine" ( éditeur l'Esprit Nouveau ) exprime parfaitement notre position actuelle quand aux mensonges d'Etat que l'on retrouvent malheureusement approuvés par des étudiants sur le blog de l'Action Française Etudiante (http://www.afe.new.fr/).
                        De ces mensonges d'Etat nous retiendrons pour le moment ceux qui sont relatifs à la grandeur de Monsieur De Gaulle, à la constitution de l'armée d'Afrique, aux guerres d'Indochine et d'Algérie, à l'oeuvre coloniale de la France.

                " Que les préposés au sommeil officiel des Français n'entretiennent pas d'équivoque sur notre compte. Nous ne prétendrons pas encombrer longtemps l'histoire de nos plaintes, de nos regrets et de nos nostalgies. Nous savons que l'herbe pousse encore plus vite sur les illusions mortes que sur les tombeaux. Si légitime que nous apparaisse aujourd'hui notre refus, nous savons quelles pitoyables images finissent par offrir à leurs fils les vieux vaincus qui s'obstinent et s'acharnent aux souvenirs de leur défaite.Nous savons que l'Ecclesiaste est sage, qui dit qu'il est un temps pour abattre et un temps pour bâtir, un temps pour haïr  et un temps pour guérir, un temps pour déchirer et un temps pour recoudre. Mais nous savons aussi que la conscience de ce pays vient d'être abimée, outragée et salie. Nous savons que rien de fort ni de juste ne peut être fondé sur la soumission au mensonge et l'acceptation de la lâcheté. C'est au mensonge et à la lacheté que nous ne nous résignons pas à apporter aujourd'hui la complicité de notre silence."

Par Franc - Publié dans : Textes originaux
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Vendredi 22 septembre 2006 5 22 /09 /Sep /2006 16:15
        Mon cher Maxime                                                                            14 octobre 1951

       Comme je suis heureux de voir votre écriture, d'avoir de vos nouvelles et de regarder, de méditer, de regarder encore ces deux belles images (1) où vivent ensemble votre douceur et votre hardiesse, votre poésie, toujours jeune et tendre, votre sens inné mais de plus en plus approfondi de la douleur du monde et des misères de l'homme vivant! N'est-il pas couronné d'un vol de colombe ce Christ anxieux, comme parvenu aux sommets de la dérélection? Ou ce saint François qui en montre les stigmates saignants? J'y penserai et y repenserai encore beaucoup, beaucoup et moins peut être qu'à votre Vierge enchanteresse au baiser si secret, enveloppée du même voile que son enfant. Je viens de corriger l'épreuve de ma Balance intérieure  et j'ai été content d'y voir deux poèmes, déjà bien anciens, à la gloire de votre ciseau, car ils m'assuraient, mon cher Maxime, de notre double fidélité. Elle nous suivra jusque dans la mort, moi bientôt, vous le plus tard possible. Il sera interdit aux pires mau-disants de l'avenir (qui en aura autant que le passé) de prononcer sur nos tombeaux d'autres paroles que l'éloge de notre amitié. Elle nous a été bien douce, elle aura été plus solide que le fer et le diamant.
       Vous devinez bien que vos lignes m'inquiètent (2). Vous serait-il possible de les préciser? Je connais les défauts de caractère que vous me signalez et je ne vous accuse nullement d'imagination, je sais tout ce qui entre de jugement et de sagesse dans le tumulte des images d'un vrai poète comme vous, d'horreur et de destruction dans le flot des pensées d'un constructeur comme vous, et je n'ignore rien de ce qui lie votre coeur au destin sacré de l'oeuvre commune.
         Le livre que je viens de finir, Pie X, sauveur de la France, raconte comment en 1911, ma pauvre mère, ayant fait le pèlerinage romain, entendit le Bienheureux lui dire :" N'en parlez pas à votre fils, mais je bénis son oeuvre et elle aboutira". Elle ne m'en parla jamais, je ne l'appris que huit jours après sa mort.
          Depuis, j'ai considéré l'A.F. comme un dépôt précieux auquel j'ai pu collaborer mais qui m'était venu de plus haut. Cela n'ôte rien au paganisme de votre vieil ami, mais il est comme ça, cela ne dépend pas de lui d'être autre. Voilà pourquoi vos avis dactylographiés me sont un sujet de grave inquiétude, tempérée par une confiance plus forte que tout. Cela ne dispense pas de précaution ni de prudence, au contraire. Vous agissez, me dites-vous, contre les fauteurs de ce mal inconnu? Je pense que vous avez alerté Maurice (3). Mais je voudrais bien qu'il vous fût possible de m'éclaircir cette sombre énigme. Je vous embrasse, mon cher Maxime, moi aussi de tout coeur.
                                                                                                               
                                                                                                                         Charles Maurras

(1) Photographies de deux oeuvres récentes du sculpteur
(2) Au sujet de l'avenir de l'Action française
(3) Maurice Pujo ( NDLR)
         
      








  
Par Charles Maurras - Publié dans : Textes originaux
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Vendredi 22 septembre 2006 5 22 /09 /Sep /2006 13:41
                                       La délégation du Comté de Provence et ses amis ont jugé nécessaire d'ouvrir ce blog pour affirmer la présence et les principes de l'Action Française historique dictés, par ses fondateurs.
                                 Nous ne sommes pas des royalistes de salon, ni des machiavels aux petits pieds, mais des militants du nationalisme intégral, fondé à la fin du XIXème siècle par Charles MAURRAS, Maurice PUJO, Jacques BAINVILLE, Henri VAUGEOIS, Léon de MONTESQUIOU, et partisans, pour tous les combats qui viennent et de qui dépendront l'avenir et l'indépendance du Pays, de l'union de tous les nationaux, à quelque parti qu'ils aient appartenu dans le passé. Notre but commun doit être l'établissement en France d'un ordre national réconciliant toutes les traditions patriotiques, celle de Jeanne d'Arc, comme celle des soldats de l'an II défendant la Patrie en danger. Nous avons vocation à rassembler largement tous les nationaux qui éprouvent le besoin de l'union pour vaincre les forces de mort de la France.
                            Nous ne sommes pas et ne voulons pas être le parti des réprouvés, les éternels vaincus de l'histoire. Ce n'est pas dans l'admiration niaise et béate des princes ou de tel homme providentiel que nous voulons communier. Trop longtemps abusés, nous ne croyons pas à la République, à ses pompes électorales ni à ses politiciens qui font de la défense de l'Ordre, de la Patrie, de la Religion un fonds de commerce.
                            Nationalistes sans oeillères, nous sommes reconnaissants au Front National et à son chef d'avoir, quasiment seuls pendant un quart de siècle, popularisé certaines des idées politiques de l'Action Française en les rendant accessibles à un large public de Français. iI est évident que, de ce côté-là les royalistes, porteurs d'une doctrine de salut public, se sont trop longtemps contentés de cultiver les mondanités parisianistes pseudos intellectuelles sans chercher à toucher du doigt les besoins et les réalités de notre peuple.
                               Au contraire, dans les provinces, le pays réel, la France d'en bas chère à Raffarin, gardait la flamme de la fidélité à l'histoire authentique et aux combats, toujours actuels, du nationalisme:
anticommunisme, antisocialisme, anticapitalisme et défense de nos libertés traditionnelles, locales, intellectuelles, professionelles, contre Paris et contre l'Europe.
Défense contre vents et marées des mémoires, indissolublement liées, de nos morts des deux guerres mondiales, d'Indochine, d'Algérie, de Maurras, du Maréchal Pétain et de leurs compagnons, persécutés avant comme après la Deuxième Guerre mondiale comme bons Français, dénonciateurs du péril germain et de la République corrompue dont tant de dissidents de la Cause nationale et royale ("nouvelle action royaliste", "nouvelle droite","restauration nationale") semblent si bien s'accommoder. Ce devoir de mémoire ne s'assimile pas à du passéisme, mais à la mise en garde des jeunes générations, de ce que la République est capable de faire subir à ses enfants.
                               Partout en France, que les nationalistes convaincus s'organisent en vue des événements politiques qui ne manqueront pas, de survenir dans une situation aussi volatile que celle que nous vivons. A ce moment là, il s'agira d'être résolus, de s'accorder sur une forme de gouvernement qui, tout en ménageant l'avenir, permette à la France, à l'inverse des incohérences et des gabegies du système démocratique, de renouer avec son passé glorieux (qu'il incombe de défendre en toutes circonstances).
                             Il convient par des études et des rencontres militantes sérieuses de préparer la France nouvelle, que nous appelons de nos voeux. Voilà, avec l'aide de Dieu  le seul et unique combat que nous avons le devoir de mener.

Pour que la France vive,vive le Roi!
Par Franc - Publié dans : Préambule
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Notre Credo

" Nous bâtissons
l'arche nouvelle,
Catholique,classique,
hièrarchique, humaine,
où les idées, ne seront
plus des mots en l'air,
ni les institutions
des leurres inconsistants,
ni les lois des brigandages,
les administrations des pilleries ou des gabgies
- où revivra ce
qui a mérité de revivre;
en bas les républiques,
en haut la royauté
et par delà les espaces
la papauté"

Charles Maurras

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