CITATIONS

"L'Avenir du Nationalisme français sera d'Action Française ou ne sera pas."

"Le désespoir en politique est une sottise absolue."

"Rassemblons des faits pour avoir des idées."

"L'expérience de l'histoire est pleine des charniers de la liberté et des cimetières de l'égalité."


Mardi 24 octobre 2006 2 24 /10 /Oct /2006 19:05
    Le samedi 21 octobre 2006 nous nous sommes retrouvés au cimetière de Roquevaire sur la tombe de Charles Maurras, à l'initiative de la Fédération Royaliste Provençale, indépendante mais non dissidente de l'Action Française, dixit le secrétaire général de l'Action Française Etudiante Thibaud Pierre, son responsable sud, Pierre Vincent, étant  d'ailleurs présent entouré de deux étudiants.
    Alors que les politiciens ne pensent qu'aux élections au lieu de s'attaquer aux dangers mortels qui menacent notre pays, il est nécessaire de nous rappeler les enseignements qui guide notre action politique.
    Michel Franceschetti Président de la Fédération Royaliste Provençale a rappelé pourquoi le Maître de l'Action Française est enterré à Roquevaire. Le docteur Navarrane ayant connu Charles Maurras a évoqué l'oeuvre, la pensée et l'action du Maître. Son propos s'est terminé par la « Prière de la fin » à la suite de laquelle il a été récité un « Je vous Salue Marie » en languo nostro. Madame Wilkin  déléguée du C.R.A.F. pour le Var et les Bouches-du-Rhône, a déposé des fleurs et est intervenue pour l'Action Française, rappelant une lettre de Charles Maurras à Maxime Réal Del Sarte, dans laquelle le Maître évoque le pèlerinage de sa mère à Rome au cours duquel le Saint Pape Pie X lui avait confié : « N'en parlez pas à votre fils, mais je bénis son oeuvre et elle aboutira » et qu'à la suite de cette révélation le maître a « considéré l'A.F. comme un dépôt précieux auquel j'ai pu collaborer, mais qui m'était venu de plus haut »

Certains participants se sont retrouvés dans une ferme auberge, pour un apéritif suivi d'une conférence clôturée par un repas amical.

Lors de la conférence, trois sujet ont été évoqués :

«  Maurras, homme d'action : un exemple pour les militants d'aujourd'hui »

    Traité avec justesse par Jacques Saint Pierre ce sujet démontre que Maurras n?est pas la caricature que les thuriféraires du pouvoir essayent de nous faire gober. Maurras est le combattant indomptable qui a reconstruit les fondements du nationalisme et que ce nationalisme nous conduit inéluctablement au monarchisme. Maurras n'est pas partisan de la monarchie en soit, mais d?une monarchie traditionnelle, héréditaire, antiparlementaire et décentralisée. Il ne s'agit donc pas du retour à la constitution originelle de la V° République comme le souhaitent certains.

« La vérité de l'empirisme organisateur »

    Sujet parfaitement traité par Antoine de Crémiers. Il a rappelé que face aux idéologies issues du siècle des Lumières et de la Révolution Française, iconoclastes et agressivement rationalistes, le nationalisme ne peut être qu'une simple expression politique : il doit être « une discipline, une méthode réfléchie pour nous attacher à tout ce qu'il y a de véritablement éternel et qui doit se développer d'une façon continue dans notre pays » Les choses changent très vite. Ce qui était vrai, il y a dix ans ne l'est plus aujourd'hui, et nous devons faire un travail permanent d'écoute et de recherche pour éviter que l'Action Française ne devienne un musée. En effet nous sommes partisans du compromis nationaliste, mais y a-t-il encore une Nation française ? Vivons nous en société ? Y a-t-il un socle commun entre les français ? Nous devons appréhender le réel et en faire l'inventaire.
L'orateur a noté que le discours à Ratisbonne du Pape Benoît XVI, au-delà de la polémique idiote sur l'Islam,  était un discours hautement politique qui enterrait les Lumières .

« Pour des identités véritables et solides »

    Michel Franceschetti a rappeler le Maurras provençal qui s'installe à Paris en 1885, et milite au Félibrige. Il s'aperçoit que ce mouvement se cantonne au domaine littéraire et mondain, Maurras participera en février 1892, à la rédaction de la « déclaration des Félibres fédéralistes » pour réclamer l'autonomie immédiate des provinces. Charles Maurras en vient à la conclusion que  seule une action menée « d'en haut » pourrait imposer la décentralisation et s'interroge sur la forme d'Etat qui favoriserait le mieux la vie régionale. Il en vient à la Monarchie et fera sienne la formule de Frédéric Mistral : « J'aime mon village plus que ton village, j'aime ma province, plus que ta province, j'aime la France plus que tout » Pendant cinquante ans, avec force et courage il va imposer ses idées et ira même jusqu'à menacer de mort un ministre de l?intérieur pour que cesse les meurtres de militants de l'Action Française.

    La soirée s'est terminée dans une ambiance très conviviale où des liens se sont tissés autour de plats composés uniquement des produits de la ferme. Merci à nos hôtes pour cet excellent moment d'Amitié Française.

Par Franc - Publié dans : Communiqué
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" Nous bâtissons
l'arche nouvelle,
Catholique,classique,
hièrarchique, humaine,
où les idées, ne seront
plus des mots en l'air,
ni les institutions
des leurres inconsistants,
ni les lois des brigandages,
les administrations des pilleries ou des gabgies
- où revivra ce
qui a mérité de revivre;
en bas les républiques,
en haut la royauté
et par delà les espaces
la papauté"

Charles Maurras

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